Projets - Documentaire guinée conakry
       

Documentaire Guinée Conakry


 

 

 

 

Son père Djélimory Konkoba

 

 

 

Lansiné et sa mère Hadjia Kagbè en Guinée

Projet Lansiné Diabaté

 

Lansiné Diabaté est né en  1972 à Tokounou, village Kouranko de la sous-préfecture de Kankan en Haute-Guinée. Il est le fils d’un griot balafoniste Djelimory  Konkoba qui l’a formé dès l’âge de 6 ans aux rythmes traditionnels de son ethnie Kouranko.

 

Lansiné a quitté son pays à 17 ans, en 1989 pour intégrer une formation musicale en Côte d’Ivoire du nom d’Ymakotéatri dont le spectacle sera traduit en plusieurs langues, mêlant contes, musique (Lansiné y jouera de la guitare et du balafon). Ce groupe fut sacré meilleur groupe de conteur africain de 1996 à 2002. Ymakotéatri : troupe de 9 artistes de nationalités différentes (franco-espagnole, guinéenne, malienne, burkinabé, ivoirienne) faisant des tournées internationales (Corée du Sud, Europe dont l’Italie).

 

En 2000, la guerre civile éclate en Côte d’Ivoire.

 

 

Ce pays où il a vécu de riches expériences humaines, manuelles et musicales, notamment avec la rencontre de Marcel en 1992, un blanc qui l’incite à monter son atelier de fabrication de très bons balafons (tous viennent du Burkina Faso voisin et n’ont pas la qualité du son du bois guinéen) Kambalan Percussions. Lansiné y devient même représentant de ses instruments en Côte d’Ivoire de 1993 à 2001. Ce pays où il a aimé, celui où il a aussi parfois vécu le racisme du régime militaire, celui où il s’est enrichi musicalement, celui grâce auquel il est devenu autonome financièrement pour aller au bout de ce qu’il aime. Il quitte la Côte d’Ivoire et retourne en Guinée où naît son premier petit garçon Adama.

 

Grâce aux contacts d’européen(ne)s qu’il s’est faits lors de ses rencontres pendant les tournées, il obtient en 2002 un visa pour la France d’une validité d’1 an renouvelable et fait des allées et retour entre la Guinée et la France où il s’installe définitivement (banlieue parisienne).

 

Des amis lui donnent l’idée d’enseigner le balafon et lui a la lumineuse idée de donner des cours en échange de cours d’alphabétisation…

 

Il voyage en France, et y rencontre des musiciens, chanteurs(ses), ami(e)s à Narbonne, le Gers, Toulouse, Bayonne, en Espagne). En 2003 et jusqu’à 2005, entre Narbonne et Carcassonne, il intègre le groupe Yakassémé comme guitariste, il donne des cours au conservatoire narbonnais et y propose même des master class.

 

Entre 2005 et 2007, il donne des cours particuliers de balafon dans toute la France, en Espagne avec Rudy Laëtitia Bonnemain et Miguel.

 

En 2006, il se marie dans le Gers et aura un petit garçon.

 

Lansiné obtient son statut d’intermittent du spectacle en 2009 après sa séparation.

 

Jusqu’à aujourd’hui par l’intermédiaire de son enseignement authentique de l’un de ses instruments, le balafon (encore assez inconnu du grand public français), il est à la fois cet homme sculpté par l’héritage sacré des  traditions transmises par son père Djélimory Konkoba et ce nomade qui rêverait pouvoir préserver sa culture kouranko abîmée par la modernité conakryka, francika…

 

 

 

 

 

La République de Guinée Conakry

 

 

MAMA ADAMA CAMARA
(danseuse et chanteuse soliste des Ballets Africains de Guinée et de l'Ensemble Kotéba d'Abidjan)

République de Guinée Conakry en chiffre :

Population : 11 millions d’habitants

4 régions : Basse Guinée, Moyenne Guinée (Fouta Djalon), Haute Guinée, Guinée Forestière

85% de musulmans, 8% de chrétiens, 7% d’animistes (officiellement…)

 

Les ethnies en Guinée Conakry :

 

  • Les Peuhls : région du Fouta Djalon (connu comme le château d’eau d’Afrique de l’Ouest) DIALLO – SOW – BA –
  • Les Soussous / Bagas : Conakry - Basse-Guinée - Leurs noms : SOUMAH, CAMARA
  • Malinkés – Kourankos : Haute et moyenne Guinée (l’ethnie malinké appartient au groupe culturel et linguistique des Mandingues qui fut d’abord l’empire du Ghana puis l’empire du Mali de Soundjata Keïta
  • Wassoulonkés, Djallonkés et Toucouleurs à l’Ouest de la Guinée
  • Koniankés, Tomas, Guerzés, Kissis : Guinée forestière frontalière avec la Côte d’Ivoire

 

 

 

 

 

Rencontre avec Lansiné Diabaté

La première fois

Ma première rencontre avec lui : sans le savoir, j’avais déjà joué deux ans sur un balafon qu’il avait  entièrement fabriqué…En septembre 2014, après une résidence d’une semaine de danses, chants et musiques du Mali à Manosque avec Manu Sissoko où deux élèves de Lansiné ne cessaient de me parler de lui. Je souhaitais  apprendre un morceau en particulier : Soko (rythme joué pour la circoncision) sur lequel j’avais une belle chorégraphie avec le chant de l'orphelin.

 

Homme très cultivé, humble, vif, curieux, taquin, drôle, de confiance devenu un ami.

Il est conscient du siècle que l’on traverse, avec son regard, son témoignage de sa condition d’homme noir avec papiers en règle mais aussi avec sa double culture qu'il retrouve lors de ses retours réguliers à Tokounou.

J’aime son air de sélénite, ce visage de lune africaine qui nous éclaire quoiqu’il arrive…la mélodie de son balafon qui nous accompagne quoiqu’il advienne.

 

 

La minute culturelle : la Sélénite est une variété de Gypse fibreux dotée d'une luminescence blanche et satinée. Elle véhicule et amplifie l’ensemble du spectre de couleur de l’arc-en-ciel et apporte de ce fait, à elle seule, l’ensemble des besoins énergétiques du corps.
Sa fréquence vibratoire fine et douce, apaise, confère clarté d’esprit, favorise le développement de l’intuition et des pouvoirs télépathiques. Les baguettes de Sélénite sont de précieuses alliées pour détacher  les entités de l’aura et empêcher toute influence extérieure sur le mental. Elle ancre le corps de Lumière dans l'incarnation, restaure la connexion avec sa nature essentielle permettant d'entendre et de reconnaître les buts du parcours de l'âme. Intéressant non ?

 

 

 

 

 

LA MENACE DU DJIHADISME

 

« Tous les Africains sont menacés par le djihadisme : ne pas assumer c’est être vulnérable, concrètement parler malinké sans accent, changer de « prénom » voire de « nom »,  « pour échapper à un jugement », celui de la communauté.

Dans son village, à Tokounou donc, il y avait dix balafonistes. Ils ne sont tristement plus que trois aujourd’hui…

Des mosquées sont tenues par des Saoudiens via l’imam et de l’argent qui achète la nourriture, un terrain, une voiture, et tristement détruit la culture en baîllonnant la liberté de parole, de pensée, de création, de libertinage intellectuel et physique…

 

 

 

En septembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Top